La sorcière et le Craponoz


Ce dimanche 22 octobre là, nous sommes parti expleaurer le canyon de Gorgette Craponoz.
A vrai dire, nous étions plusieurs à vouloir de longue date, cocher cette descente iséroise mythique. Un guide du coin, un peu bourru, connaissant le canyon comme sa poche, était là pour l’occasion. Gérald? non Bruno !

Arnaud, Manu, Viviane, Bruno, Marion, Olivier et Benoît. Il ne manque que Gégé

 

En partant de Grenoble, ça ne faisait pas vraiment rêver: de la pluie, beaucoup de brouillard… Mais contre toute attente, Bruno, ce petit cachottier, nous avait réservé une surprise: papa Philippe était là avec le camping-car !

Après 1/4 d’heure de route, nous voici déja au parking aval ! C’est plutôt la navette qui pique un peu, mais aujourdhui, nous avons un chauffeur!

Gorgette-Craponoz donc, un nom à coucher dehors, plutôt sortit tout droit d’un livre de conte pour enfants…

C’est vrai qu’avec ses deux C60, et surtout sa C120 finale plein gaz, il y aurait de quoi en avoir quelques frissons la veille au soir.

 

Le fameux « coup de canon » du Grésivaudan, sur la 1ère C2 du crapo

 

 


Après quelques petits rappels d’échauffements, arrivent les deux premières difficultées du jour: une C60, puis une deuxième, tout juste entrecoupées d’une C10.

C’est le moment de vous expliquer ce qu’il s’est passé au cour du franchissement de la première cascade, pour être bien certain que tout le monde ait compris… j’en voit encore certain extrapoler sur les raisons de mon retard: « il a du faire une boulette… », « coincer la corde… », « oublier de démousquetonner son 8… », etc, etc…

Que neni !                                        Il fait soif, personne à de l’eau les gars? Non? Tant pis…

En fait, si après avoir descendu cette C60 en dernier, j’ai décidé de la faire en sens inverse, c’est uniquement parceque mes réflexes de grimpeur ont repris le dessus, et qu’à ce moment T, il me semblait plus pertinent de monter que de descendre, voilà tout ! J’vous l’jure missieurs dame

 

Marion vérifie la longueur de corde

Petite C20? Non, grosse C120 !

Dernière C10 avant l’apothéose

                                                   

 

On attend un moment au relai final que les autres libérent la voie. Et oui a huit, un peu de patience et quelques exercices de réchauffement s’imposent. (selon notre guide du jour, qui est plus connu pour être charentais que marseillais, 1/4 h de descente par personne = 8 fois 15 = 2 heures ) Heureusement le canyoning n’est pas une  science exacte, nous n’avons donc mis qu’a peu près une heure.   

Ambiance garantie au relais, comme prévu… On domine toute la vallée, du Moucherotte au Mt Blanc.

Auto-assurance de rigueur…  On vérifie discretement le noeud de rabout… Et on sert les fesses !! A + Marion!     

On y va pépère au début, et quand bien même on voudrait speeder un peu qu’on pourrait même pas (avec toute cette corde en dessous, ça s’apparente plus à de la muscu qu’à du canyon…)

Environ trente-quatre étages d’immeuble plus bas, (!) fin du canyon… Tout le monde est sauf… mais ? il en manque la moitié !

Ah ah? Des déserteurs? en temps de guerre, on les auraient… bref…

Toujours est-il que pour le reste de la troupe, la partie n’était pas fini !

Brin de descente et de rappel s’étant croisés, nous avons tiré, tiré, encore tiré, tiré, et tiré encore…sans aucun résultats. Un mouflage improvisé à la mord-moi le pif n’a pas eu plus de succés. Finalement, c’est en faisant le manège autour de nous, brin de descente à la main, que Bruno a dévrillé les cordes. Ouf !!

 

Retour au camping… euh au parking… où Philippe avait préparé l’after ! (Il y avait même de l’eau…)

Merci à tous les 7, ainsi qu’à Philippe, pour cette sortie mémorable !

 

Benoît

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