« Dans Alpes Maritimes, y’a Alpes »


Jeudi 14 août, 18h : comme souvent ça commence par un ramassage autour de Grenoble. Avec sa voiture pétaradante, Laurent sera notre chauffeur, avec Julien et moi-même comme passagers.

Nous donnons le top départ au quatrième larron, Cyril, Expleau’reur expatrié à Aix. Le timing sera parfait, nous nous retrouvons comme convenu pour passer la nuit dans l’abri du Riolan.

Et le lendemain matin, je ne vous la fais pas en devinette, c’est évidemment dans le Riolan que nous mouillerons les combis.
Hasard, au départ, nous reconnaîtrons des têtes déjà croisées plusieurs fois cet été.
Dans le canyon, nous croiserons quelques groupes encadrés par des pros, mais ça n’aura pas du tout gêné. Au contraire, on aura pu admirer leurs méthodes optimisées (sans mauvais esprit), leur assurant une progression rapide. Faire le canyon 2 fois par jour, ça doit aider …
Beaucoup de nage, de longs biefs dans lesquels on a le temps d’admirer l’encaissement. Il faut dire que dans cette descente, le nerf optique est plus sollicité que les surrénales.

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Après déjeuner, vient ensuite le temps fort du week-end, Riou de Cuébris. En petit filet d’eau s’il vous plait ! Avec supplément vasque croupie. Ca aura eu le mérite de faire plaisir à Julien, qui pourra ainsi rajouter une ligne précieuse à son tableau excel. Ceci dit, avec plus d’eau, ca doit pas être si mal.

Pour la nuit, nous céderons à la facilité en allant dormir au camping. Le gérant est un enfant du pays, ancien canyonneur. D’ailleurs il prendra soin de ma culotte 😉 .

Pour les ablutions matinales, le luxe sera de partir à pied du camping, direction l’Infernet. Celui des Alpes Maritimes, le fameux, celui qui commence par un toboggan, contrairement à son homonyme isérois. Instant magique à la découverte, au bout d’une vasque à débordement, d’un long toboggan plongeant dans une vasque profonde, le tout offrant de très beaux jeux de lumière, dans un encaissement type cathédrale. Comme des gosses, on fera plusieurs tours de manège. Petit moment de grâce, le canyon, c’est aussi ca !

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Le reste de la journée se passera dans la Bollène. Des sauts, des sauts, des tobs et des tobs. What else ? Ah oui, des sauts et des tobs’ (qui envoient bien).
C’est ludique, un petit côté forestier, et même pas aussi glissant qu’annoncé.

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Pluie et orage avaient été annoncés, c’est sur la route vers de nouvelles contrées que les prévisions se concrétiseront : dans les gorges du Cians, on a même droit à la grêle.

Un peu dépités, on décide de se baser dans le camping du coin. Il pleut vraiment beaucoup, on prend l’apéro coincés dans la voiture, parait que ca doit s’arrêter à 20h (oui, 20h pile !). Le miracle n’ayant pas lieu, il faut bien se décider à sortir de notre planque. On ne devra notre salut qu’à l’annulation de la petite fiesta du camping (devinez pourquoi !), nous donnant droit de nous réfugier sous une tonnelle le temps de préparer notre repas gastronomique.

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L’exercice d’optimisme s’avérera payant le lendemain matin : fraîcheur d’altitude, mais ciel bleu et rayon de soleil viendront sécher les vaillantes tentes 2 secondes.

C’est parti pour la star d’un séjour dans le 06, la clue du spectacle 🙂 : j’ai nommé la pélite rouge. Nous jetons notre dévolu sur le vallon de Challandre. C’est coloré, c’est beau, et plutôt bien en eau pour un canyon de ce type, alors on en profite en mode contemplatif.

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Sur la route du retour, nous nous livrerons à un petit plaisir masochiste : un mini détour par les gorges du Daluis, une découverte pour moi. Se trouver là, face aux magnifiques cascades finales d’Amen, matos de canyon dans le coffre, météo et débit parfaits … Et pourtant, pas touche ! Il est un peu tard et une longue route nous attend.

Bon c’est sûr, faudra revenir. Bien joué les gars, le petit stratagème a parfaitement fonctionné ! Merci de votre bonne humeur et d’avoir fait de ce week-end un si agréable moment de partage.

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